Pourquoi le silence aide un portrait

Un bon portrait ne naît pas toujours lorsqu’il se passe beaucoup de choses. Une image devient souvent plus forte quand, pendant un moment, rien n’est demandé.

Je le remarque surtout lorsqu’une personne se trouve devant mon appareil pour la première fois. Au début, il y a presque toujours une certaine conscience de soi : où mettre les mains, comment regarder, est-ce que je me tiens bien ? C’est normal.

Oublier un instant l’appareil

Avec le temps, cela s’atténue. Une conversation s’arrête. La posture change naturellement. Le regard devient moins calculé. Ce sont souvent ces images que je retiens ensuite.

Je n’essaie pas de fabriquer ces moments. Je veille surtout à ce que la lumière et la composition soient prêtes lorsqu’ils arrivent.

Le silence n’est pas un but

Greycard n’a pas besoin d’être grave ou solennel. Nous parlons, nous bougeons et nous rions si c’est ainsi que les choses se passent. Je ne remplis simplement pas chaque silence parce qu’un appareil est présent.

Laisser un peu d’espace est souvent la manière la plus simple de rendre un portrait moins fabriqué.

L’image peut rester calme

Un portrait n’a pas besoin de tout raconter à la fois. Une attitude, un regard et une bonne lumière peuvent suffire.

Cette retenue fait partie de mon travail, non comme une formule, mais parce qu’elle garde l’attention sur la personne ou l’animal devant l’appareil.

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